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Efficacité

«Quelle que soit la pédagogie employée, l'espéranto reste la langue la plus facilement accessible à l'étudiant moyen. Une expérience sérieuse faite en Angleterre chez des élèves de onze à quinze ans repartis en forts (A), moyens (B) et faibles (C), et ayant suivi pendant une année scolaire cinq cours hebdomadaires de français pour le groupe A et cinq cours hebdomadaires d'espéranto pour le groupe B, a permis de constater après examen écrit (traduction d'un texte anglais en français et en espéranto) qu'une année d'espéranto dans le groupe B équivalait au moins à trois années de français dans le groupe A. D'autres expériences amènent à conclure qu'un élève anglais peut apprendre autant d'espéranto en six mois que de français en quatre ans. Ces conclusions ont été confirmées, avec des nuances, dans d'autres pays. L'auteur de ces lignes a pu constater que des étudiants japonais qui éprouvaient les plus grandes difficultés à parler français après huit ans d'étude s'exprimaient couramment en espéranto au bout de deux à trois ans.» (L'espéranto de Pierre Janton, des Presses universitaires de France.)

La facilité varie selon la personne, la méthode d'apprentissage et les circonstances. Lors d'une expérience menée à Zagreb, on a pu démontrer qu'après seulement 36 heures d'apprentissage de l'espéranto, des enfants parvenaient à communiquer des informations que leurs camarades apprenant l'allemand n'arrivaient à exprimer qu'après quatre ans d'allemand. Pour faire une moyenne, nous pourrions dire que l'espéranto est de cinq à huit fois plus facile à apprendre que la plupart des langues nationales comme le français, l'anglais ou l'espagnol. L'espéranto procure un sentiment de sécurité à celui qui l'utilise: une fois qu'on a appris la finale des noms communs, des adjectifs, des adverbes ou des verbes infinitifs, on sait qu'on pourra toujours les utiliser sans risque de se tromper.
Mais la grande facilité de l'espéranto ne dispense personne de l'apprendre. Pour chaque peuple, il présente des difficultés qui diffèrent selon la langue maternelle et les langues déjà connues, mais jamais autant que dans les autres langues.

«Les spécialistes s’entendent généralement pour dire que la maîtrise d’une langue seconde telle que l’anglais exige environ 5 000 heures dans une période de temps concentré, alors que sa connaissance élémentaire exige 1 200 heures. Actuellement, nous sommes très loin du compte. Au lieu d’augmenter le nombre d’heures d’enseignement, la réforme du ministère de l’Éducation le réduit de 720 à 644 heures. En effet, si l’on additionne le temps prescrit par le ministère de l’Éducation pour ses programmes de base, l’élève aura accumulé 144 heures d’anglais à la fin du primaire et 500 heures de plus à la fin du secondaire, soit un total de 644 heures.»

- Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec («Rapport Larose»), p. 67, 2001